20. justice

Scandale judiciaire : Remis en liberté après 14 vols avec violences

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                                                       Justice


LA POLICE FAIT SON BOULÔT. PAS LA JUSTICE.



Par
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret

Il y a des jours où, franchement, on peut se questionner sur l'utilité de payer nos fonctionnaires de police [NDLR : Dans la suite du texte, comprend toutes nos forces de l'ordre] lorsque l'on lit un certain nombre d'articles de presse et que l'on vit un certain nombre de " faits-divers " pour le moins tragiques.

Alors que la tragédie survenue à Noisy-le-Sec le 21 avril dernier a mis en lumière la destructuration de notre police et un certain nombre de disfonctionnements de notre institution judiciaire dont je considère qu'elle porte une part de responsabilité dans la mort d'Amine Bentounsi, une " brève " parue hier dans l'édition Seine-Saint-Denis du quotidien Le Parisien (Version papier) confirme mes griefs à l'égard de cette institution.

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Remis en liberté après ... 14 vols avec violence

Le décès d'Amine Bentounsi pourrait, de prime abord, sembler un cas particulier, vu les circonstances de sa mort, si ce petit encart paru hier ne venait raviver les polémiques sur la justice des mineurs et confirmer ainsi le ragard porté au lendemain du décès de ce multirécidiviste notoirement dangereux et le traitement de ses premiers " faits d'armes " qui lui avaient valu en son temps d'être le plus jeune incarcéré de France dès l'âge de 13 ans.

Ainsi le quotidien évoque-t-il l'arrestation de deux mineurs récidivistes en ces termes :

" Deux mineurs, âgés de 15 ans et 16 ans, soupçonnés de multiples vols dans les transports en commun en Seine-Saint-Denis ont été placés en détention provisoire à la fin du mois d'avril (...) ". Il était reproché à ces deux mineurs une agression d'un voyageur du RER E à Noisy-le-Sec contraint, sous la menace d'une arme de poing, de remettre son portefeuille après s'être fait voler son téléphone portable par les voyous. La police de la sous-direction régionale  des transports avait alors fait le rapprochement avec des faits similaires dans deux autres gares grâce à des images de vidéo surveillance.

Mais ce que rapporte le quotidien en fin de billet mérite de poser légitimement des questions : " (...)  Ces derniers [NDLR : Les deux mineurs en question ] avaient déjà été interpellés, au mois de mars, après une série de quatorze vols avec violence sur la ligne 7 du métro. A l'époque, à l'issue de leur présentation à un magistrat, ils avaient été remis en liberté.

Mais que font nos magistrats ? Cette intolérable bienveillance ne peut que suciter l'indignation. Il ne s'agit plus d'un premier écart de conduite qui n'aurait mérité qu'un bon " recadrement judiciaire ", mais bien de faits graves, réitérés, commis en bande organisée. Pourquoi ces mineurs, dont le parcours violent n'est pas sans rappeler les premiers faits de Mr Bentounsi dès son plus jeune âge, ont-ils été remis en liberté après quatorze actes de délinquance violente ? Qu'espérait donc se magistrat ? Que ces jeunes en marge de la société cessent subitement toute activité délictuelle avec, de plus, un sentiment d'impunité qui n'incombe qu'à la seule institution judiciaire ?

Il aura donc fallu dix-sept faits graves et autant de victimes (!) pour qu'enfin la justice se décide à écrouer des délinquants violents patentés. N'est-ce pas seize de trop ?

Auteur : Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 03 mai 2012 - JENB Productions - Noisy-le-Sec


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jeudi 03 mai 2012 11:06 , dans 20. justice


Fusillade de Noisy-le-Sec : Le policier poursuivi

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UN DANGEREUX CRIMINEL HORS D'ETAT DE NUIRE


Par
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret

mise à jour à 19 h30

Le policier qui a tiré samedi soir à Noisy-le-Sec en Seine-Saint-Denis (Voir notre reportage) sur un dangereux criminel est poursuivi pour « violences volontaires avec arme par un personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». C'est une dépêche publiée dans Le Parisien ce jour à 16h30 qui nous l'apprend. [1]

Selon France-info à 19h30, les faits pourraient être requalifiés en " homicide volontaire ".

Le parquet a requis une mise sous contrôle judiciaire et une interdiction d'exercer sa profession.

Un dangereux criminel recherché depuis 2010

Amine Bentounsi, criminel dangereux au lourd passé judiciaire (voir article précédent) faisait l'objet d'un mandat d'arrêt depuis juillet 2010 pour évasion de la maison d'arrêt de Chateaudun en Eure-et-Loir suite à une permission de laquelle il n'était jamais revenu. Il y était incarcéré suite à une condamnation en 2007 à dix ans de réclusion pour un braquage avec séquestration commis en 2005 à Saint-Pathus en Seine-et-Marne.

La reconstitution qui s'est déroulée hier s'appuie sur le fait que le criminel recherché n'a pas tiré, mais surtout que l'autopsie et un témoignage attestent que  le fuyard a été atteint dans le dos.

  Police Nationale Noisy 02 

Bien qu'il a lancé une grenade (qui s'est révélée factice par la suite) et a braqué le fonctionnaire avec une arme, l'institution judiciaire s'est empressée d'accabler le policier. Il est vrai que c'est plus facile de critiquer le travail des forces de l'ordre (qui ne cessent de rechercher les criminels relachés par la justice) plutôt que de se remettre en question d'avoir accordé une permission à un individu notoirement dangereux.

L'institution judiciaire s'était d'ailleurs montrée particulièrement complaisante, voire totalement laxiste, à l'égard du criminel au lourd passif suite à un braquage commis en 2001, braquage au cours duquel les forces de l'ordre avaient essuyées des tirs des malfaiteurs au milieu de passants. Ce hold-up n'aura été sanctionné que de quatre années de prison. Une peine exemplaire et dissuasive puisque sitôt dehors, le criminel avait récidivé en 2005.

France : Pays des Bisounours

Soyez sans crainte citoyens : La justice veille sur vous.

Cette justice, qui a été incapable d'endiguer la violence réitérée de ce criminel depuis ses premiers " faits-d'armes " à l'âge de... 13 ans ; Cette justice qui avait interdit de séjour l'individu dans son département d'origine, la Seine-et-Marne, peut-être pour lui laisser suffisament de départements où sévir ; Cette justice qui s'est montrée d'une intolérable tolérance en ne sanctionnant que de quatre ans un auteur de braquage avec fusillade ; Cette même justice qui a accordé une permission de sortie à un homme réputé dangereux. Cette justice reproche aujourd'hui à ce gardien de la paix d'avoir utilisé son arme de service pour se protéger d'un individu connu pour son ultra-violence et qui avait menacé nos fonctionnaires.

Cette justice, par son laxisme incontestable, a mis en danger la vie de la population en relachant ce criminel avant 2015. C'est cette institution qui a accordé une permission à cet individu dangereux en 2010. C'est donc l'institution judiciaire qui est responsable des faits survenus dans notre ville samedi dernier. Et elle seule.

Autant je me pose d'innombrables questions sur le décès suspect de Réda Sémmoudi en janvier 2008 par défenestration alors qu'il était en garde à vue, autant le décès d'Amine Bentounsi ne m'émeut aucunement. Son lourd passé judiciaire, et surtout l'incapacité de l'institution judiciaire à soit le ramener dans une vie sociale normale, soit le mettre hors d'état de nuire, m'invitent à me satisfaire de cette fin à l'image de l'individu, à savoir brutale. Et je préfère cette fin plutôt qu'un de nos fonctionnaires ne soit tombé sous ses balles ou, pire, qu'un passant n'en soit victime.

Sécurité : L'échec de Sarkozy

Ce drame (pour le policier) montre combien les forces de l'ordre manquent de moyens. Pour l'avoir apperçu lors des constatations, il m'est apparu jeune.

Quelle était son expérience de terrain ? Son encadrement était-il suffisant ? (C'est tellement paisible en Seine-Saint-Denis que nos fonctionnaires mutent le plus rapidement possible). Avait-il été confronté à une telle situation de danger ? Etait-il suffisament formé et entrainé au tir ? Car la présence de quatre étuis laisse supposer quatre tirs. Même en comptant un éventuel tir de sommation, pour un policier qui se prétend menacé de près, çà fait trois tirs à bout rapproché : Il y a soit une formation insuffisante (appréciation, réflexion, action) soit une situation de panique. Ce gardien de la paix était-il dans un état de fatigue particulière dûe à un rythme de travail anormal (heures de repos non respectées) ?

D'autres questions se poseront par la suite. Mais d'ors et déjà,  il y a en tout état de cause une carence structurelle de son administration.

Monsieur Nicolas Sarkozy, candidat à sa propre succession, signe dans ce drame une défaite cuisante de " sa politique sécuritaire ". Tout au long de son mandat, il n'a cessé de céder du terrain tant aux voyous en col blancs qu'au  voyous de cités. Il y a moins de faits mais ils sont plus violents. Que ce soit cette forme de criminalité avec des individus déterminés, que ce soit la délinquance ordinaire (violences aux personnes, cambriolages, braquages,...), la délinquance routière ou la violence intra-familiale, Monsieur Sarkozy a échoué dramatiquement.

Ses collègues révoltés

Et j'approuve leur colère.

France-Infos annonce actuellement une manifestation des policiers devant leur Direction.

Auteur : Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 25 avril 2012 - JENB Productions Noisy-le-Sec


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Références

[1] Le Parisien - 25 février 2012 - 16h30

mercredi 25 avril 2012 19:59 , dans 20. justice


Fusillade à Noisy-le-Sec : La justice va-t-elle tenter de se dédouaner ?

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                                    Politique judiciaire


UN DANGEREUX CRIMINEL HORS D'ETAT DE NUIRE


Par
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret

Retour sur ce grave fait-divers survenu à Noisy-le-Sec samedi dernier (voir notre reportage sur place), au cours duquel un criminel au casier chargé, qui avait jété une grenade sur la police avant de braquer un des fonctionnaires avec une arme, a été grièvement blessé par balle par ce dernier.

      2012 04 21 Fusillade Noisy-le-Sec 02 © JENB Productions

Des antécédants de fusillades

On en sait un peu plus sur le passé du criminel décédé des suites de ses blessures dans la nuit de samedi à dimanche suite à la publication d'un article dans Le Parisien d'hier sous la plume de Valentine Rousseau [1].

Amine Bentounsi, originaire de Meaux en Seine-et-Marne, d'où il avait été interdit de séjour par décision de justice, était un criminel dangereux avéré. Ainsi, dès l'âge de 13 ans, ce délinquant récidiviste était-il le plus jeune incarcéré de France après plusieurs vols avec violence. Ainsi la journaliste rapporte : " (...) Il avait alors déjà enchaîné cambriolages et vols de voitures en Seine-et-Marne, avait agressé deux employés d'un centre social, battu une voisine avec un cric pour lui voler son magnétoscope (...)".

On peut déjà s'étonner de la décision de la juridiction Seine-et-Marnaise qui lui avait infligé une interdiction de séjour dans son département d'origine. S'il était dangereux dans son département, ne l'était-il pas sur le reste du territoire français ?

Et la journaliste de poursuivre : " (...) Une accumulation qui lui a valu un premier séjour en prison (...) ". Nouveau questionnement sur cette phrasologie : " accumulation ". Est-ce à dire que les premiers vols avec violence n'ont pas été sanctionnés de façon dissuasive et qu'il a fallu attendre " une accumulation " de faits graves pour enfin se décider à placer cet individu dangereux hors d'état de nuire ?

Cet exemple pose à nouveau l'épineuse question de la justice des mineurs.

Toujours selon l'article, Amine Bentounsi avait été envoyé en Algérie pour vivre avec sa grand-mère espérant ainsi canaliser et calmer sa violence. Que nenni ! Selon l'auteur, " (...) Il était revenu après avoir brûlé sa maison (...) ".  

En 2001, il participe à un violent braquage d'un bureau de poste à Meaux qui tourne mal : Fusillade sur des policiers au milieu des passants. Une fois de plus, la justice fait preuve de mansuétude (voire de laxisme ?) et il n'écope que de quatre ans de prison. Une peine dissuasive s'il en est vis-à-vis d'un criminel notoire, puisqu'en 2005, à peine dehors, il braque à nouveau un supermarché Seine-et-Marnais avec séquestration d'employés.

La justice se décide enfin à protéger la société de cet individu dangereux en lui infligeant une peine de dix ans de réclusion par une décision rendue en 2007. Enfin !

   2012 04 21 Fusillade Noisy-le-Sec 01 © JENB Productions

2005 + 10 = 2015. Non ?

Alors que dans un article paru ce matin dans Le Parisien sous la plume de Carole Sterlé [2], on apprend que la procureur de la République de Bobigny et les policiers en charge de l'enquête étaient revenus hier soir sur les lieux des tirs pour éclaircir les circonstances de ce tir mortel et donc mieux comprendre s'il y a ou non légitime défense, on constate donc que l'institution judiciaire va mettre à mal le fonctionnaire de police qui a fait usage de son arme de service.

Le vrai visage de notre institution judiciaire apparait sous sa vraie nature. A nouveau.

Mais qui est donc responsable de la mort d'Amine Bentounsi si ce n'est l'institution judiciaire elle-même ? Car à considérer que la peine de réclusion criminelle de dix ans démarre de la date des faits incriminés en 2005, il ne faut pas avoir fait math' sup pour additionner 2005 + 10 = 2015

   2012 04 21 Fusillade Noisy-le-Sec 03 © JENB Productions

La vraie question à se poser n'est donc pas de connaitre les circonstances du tir mortel, mais de savoir pourquoi la police devait encore interpeller en 2012 (!?) un individu connu pour sa dangerosité alors qu'à ce moment il aurait dû croupir aux frais des contribuables dans une prison jusqu'en 2015. Si ce multi récidiviste avait accompli sa peine complête, il ne serait pas mort dimanche dernier.

Soutien à notre police

La police n'ignorait pas les antécédants de dangerosité de ce criminel qui avait fait preuve de violences répétées, de violences en bandes organisées et surtout d'antécédants d'usages d'armes à feu lors de la fusillade de Saint-Pathus en 2005.  Ils savaient donc qu'ils avaient à interpeller un individu dangereux et susceptible d'être armé.

Le fait d'avoir lancé une grenade sur les fonctionnaires était un signe évident de non rédition. Voire une provocation. Brandir ensuite une arme en direction du policier ne pouvait être interprêté que comme un geste délibéré de vouloir tuer. Ou de se " faire suicider " par personne interposée.

Personnellement, je préfère la mise hors d'état de nuire définitive de ce dangereux criminel que de compter un mort dans les rangs de notre commissariat de police nationale. Pire, qu'un passant soit blessé ou tué par cet individu.

Plus que de se questionner sur la légitime défense du fonctionnaire, choqué d'avoir dû tirer (pour avoir été sur place lors des premières constatations), l'institution judiciaire ferait mieux de se remettre en question quant au parcours violent de ce criminel avéré. Parcours dont elle a une part de responsabilité par des peines antérieures visiblement pas assez dissuasives.

Et surtout de savoir pourquoi il se promenait à Noisy-le-Sec samedi dernier alors qu'il aurait du être incarcéré ... jusqu'en 2015. Là est la vraie question à se poser.


Auteur : Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 25 avril 2012 - JENB Productions Noisy-le-Sec


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Références

[1] " Le caïd avait commencé sa carrière à 12 ans " par Valentine Rousseau, Le Parisien Seine-Saint-Denis, 24 avril 2012
[2] " Noisy-le-Sec : retour sur les lieux après le tir mortel " par Carole Sterlé, Le Parisien Seine-Saint-Denis, 24 avril 2012

mercredi 25 avril 2012 12:33 , dans 20. justice


Deux militants UMP condamnés à Noisy-le-Sec pour injure publique

Blog de jenb-productions :JENB PRODUCTIONS, Deux militants UMP condamnés à Noisy-le-Sec pour injure publique

Justice

 


 

DES DECISIONS PEDAGOGIQUES


Par
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret


Le 19 janvier dernier, le T.G.I. de Bobigny rendait son délibéré dans une affaire qui opposait Madame Alda Pereira-Lemaitre, alors maire socialiste (mandature 2008/2010) de Noisy-le-sec et deux militants de l'UMP : Monsieur Lionel Cressiot, responsable local UMP, ainsi que Monsieur Olivier Deleu, conseiller municipal de l'opposition à l'époque des faits.

La suite sur notre blog : 

http://www.jenbproductions.fr/archives/2012/01/24/23319576.html

mardi 24 janvier 2012 11:56 , dans 20. justice



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